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Publié le par Cultures aux jardins

La voix du Nord

 

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La voix du Nord

 

Aujourd'hui, c'est promis, les jardiniers de Wattignies arrêtent les cachotteries

 

L'imposant livre végétal ouvert depuis quatre ans devant le centre culturel Delfosse s'est refermé. usé, fatigué... Il était grand temps de le remplacer. Par quoi? Bonne question. Depuis des semaines, l'équipe municipale de Wattignies fait monter la pression et disperse, ça et là, quelques indices quant à la future création. Pas question de lâcher l'info, les jardiniers nous ont fait jurer de garder le secret. N'empêche , le nouveau parterre, confectionné par leurs soins, devrait en scotcher plus d'un. Allez, quelques indices pour mettre tout le monde sur la voie. Musique Maestro!

Par Marie DELATTRE

seclin@lavoixdunord.fr

>Après la lecture pace au repos en musique.-" A force, on se lasse, il fallait changer ! Cela faisait quatre ans que le livre décorait les abords du centre culturel. Il était devenu fatigué" explique Gabriel Deljurie, responsable environnement de la ville. Après la littérature, pourquoi ne pas se tourner vers la musique? " On a réalisé un travail collectif avec les jardiniers, pour aboutir à ce résultat." Un vrai boulot d'équipe, pendant plusieurs mois. "Tous les services on été sollicités ; les menuisiers, le services peinture et propreté urbaine..." Mais, quel massif peut bien donc demander autant d'attention? Une chose est sûre : on cause sculpture. Et on y reconnaît clairement la patte d'Olivier Coisne, Artiste local. De là à dévoiler de quoi il s'agit...Allons, il ne faut pas rêver !

>Le développement durable comme partition.- les aménagement horticoles, c'est un peu surfait, désormais. La tendance? les plantations pérennes, les plantes vivaces, les graminées, le retour au naturel. "On a voulu travailler sur la matière, les produits recyclés. On a évalué les besoins en eau, en traitements... c'est une démarche différente", assure Gabriel Deljurie. Besoin d'un indice? Un banc viendra agrémenter le massif. Pas une vulgaire chaise, non. Mais un hôtel à insectes. " Quatre cerisiers ont dû être abattus , pour des raisons sanitaires, justifie le responsable. On a réutilisé le bois pour la construction du banc". Astucieux et écolo.

> un concert pour terminer le précieux massif. - "On veut immortaliser la scène, par le biais du massif"; lâche Gabriel Deljurie. Au piano, Patrick  Scheyder. Autour de lui, des ballots de paille, un paysage champêtre. Et face à lui, les jardiniers de la ville. "Les travailleurs de l'ombre mis à l'honneur", en train de s'affairer pour terminer les plantations, au son de la mélodie?"Lorsque l'artiste disparaît, le massif apparaît." La promesse d'un moment poétique. Et bucolique.

> Et pourquoi laisser planer le mystère?.- Pour accrocher le public, pardi. "Les gens appellent à la mairie, se posent des questions, de quoi il s'agit, c'est amusant?" La faute aux panneaux, dispersés dans la ville, et très évasifs quant à la nature du nouveau massif. Un façon d'ajouter du piment à l'événement. "Le fait que les massifs changent régulièrement, et pas seulement autour du centre culturel, c'est motivant pour chacun d'entre nous", constate Alain , responsable de l'une des deux équipes de jardiniers qui bossent d'arrache pied pour que les "quatre fleurs" attribuées à la ville restent accrochées aux panneaux.

30 Avril 2011

Publié dans Les articles de presse

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